.Après un bon remontage de bretelle, elle me convainc d’emmener aussi son SV sur la remorque et le poly qui va avec au cas où je ne réussirais pas à faire tourner le VTR samedi matin. On récupère toutes les affaires dans la maison, les motos sont chargées et sanglées et c’est parti pour Nogaro . Une fois de plus on va se tromper et prendre la première a droite sur le rond points de Mont de Marsan centre et se taper une détour d’une trentaine de bornes .
Nous voilà arrivés enfin sur le circuit, il est 21h30, mon pote Laloch est déjà sur zone depuis la veille et je le retrouve une fois de plus avec le sourire comme toute les fois, on décharge les motos et ce soir ce sera barbecue brochettes et pattes. Je me couche le cœur lourd, me disant que je suis vraiment un pestard et que cette bécane me lâche toujours dans les moments ou j’ai le plus besoin d’elle, je me surprends même a me demander si je pourrais pas le réparer a grands coups de masse
La nuit passe, je ne dors que d’un oeil, je suis stress et me réveille à peu prés toutes les heures. Debout à 7h30, je pars monter dans les tribunes du circuit les jours se lève a peine et je m’assoit pour regarder le circuit dans la brume avec le levé du soleil, j’en ai des frissons dans le dos, ça me fait toujours ça même quand je ne roulait pas et que j’observait Bill19, Tincelle, Zet et autres . Je finis par aller réveiller Laloch à grands renforts de secouage de tentes , après ce sera douche petit-déj. Je fais encore un essais de démarrage avec le VTR, elle tourne correctement pendant quelques minutes puis se remet a tourner sur une patte, je suis dégoûté . Ma copine et Laloch pas démontés pour un sous, attrapent la caisse a outil et commence un démontage/remontage du SV qui se passera en trois quart d’heures montre en main, je ne serais pas d’une grande aide, je ne sais même plus si j’ai encore envie de rouler. La moto terminée je pars prendre mon inscription et m’habille sans grande conviction. Je monte sur la moto et part dans la roue de Laloch et son 600 gex, je suis crispé, c’est pas ma moto, j’ai peur de la mette par terre, et du haut de mon mètre 88 et de mes 100 kilos je suis le seul à tourner en pocket-bike ce matin. Après quelques tours a me montrer les traj, Laurent tourne la poignée et je ne le reverrai plus de la session
Je rentre, enlève le casque, je suis en nage, je vais boire sûrement un litre de flotte, je me rends compte que je ne suis pas trop mal à l’aise sur ce petit SV même si je dois paraître ridicule. C’est parti pour une deuxième, un tour de chauffe, et je commence à raboter un peu de sliders, j’ai un peu de mal dans l’escargot et après le freinage à la ligne droite de l’aérodrome. Je me fais déboîter de tout les cotés, mais c’est très propre et je ne panique pas une seule fois. Retour au parking, j’ai encore plus chaud que la fois d’avant, le soleil commence à cogner sévère , une légère odeur de plastique fondu m’interpelle, je viens de cramer ma botte sur l’échappement, la série poisse continue et c’est à grands renforts de scotch haute temperature que je me bricole une protection de fortune . Un peu de repos et on se rends compte qu’il est déjà 11h35 et qu’on ferai mieux de repartir si on veut encore rouler avant la pause repas. C’est reparti jusqu’au drapeau à damier qui annoncera la cloche du repas de midi
.Pause casse-croûte et débriefing, je ne suis pas toujours sur les bon rapports, je reste trop a la corde et n’élargi pas assez mes trajectoires en sorties de courbe . 14h00 arrive et c’est le moments de repartir, on se rhabille sous un soleil de plomb et c’est reparti, je m’applique un peu plus, essaie de faire les choses moins a l’arrache, Juanita avec le chrono du bord de la piste m’annonce un 2’20" au mieux, je suis vraiment une chèvre lol . Les séries s’enchaînent et Laloch me fait une énorme fleur en me prêtant son 600 GSX-R, ça fait des années que j’ai pas touché un quatre patte et je me dis qu’il va falloir que je tourne un peu plus haut dans les tours. Je part, pas trop à l’aise, les tours s’enchaînent, je prends de plus en plus confiance, la machine et saine et ça envoie pas mal. De retour au stand, on regarde l’ Alfano 2’25" ; 2’25" ; 2'24" ; 2’20" ; 2’17" ; 2’14" et un petit 2’13"48 , je suis content même si les temps sont mauvais, en m’appliquant un peu j’ai réussi quand même a progresser en faisant gaffe. J’ai du mal a rendre le 600 à Laloch, mais faut se faire une raison . Je reprends le SV, on continue les roulages, pour la dernière session, je pense que je me suis fait violence pour etre de plus en plus propre et je ferai un petit 2’11"38 avec cette fidèle SV650. C’est pas terrible mais toujours mieux que le matin. Je sent mes limites arrivés, je préfère rendre les armes plutôt que de m’en mettre une. Mais même si j’ai des temps pourris j’ai le sourire parce que j’ai pris grave mon pied, j’avais déjà roulé deux fois à la Châtres mais rien à voir.
Le temps des au revoir est malheureusement arrivé , on essai de recharger les voitures tant bien que mal et pour finir la série, Juanita et Laloch tenteront une perforation de mon coffre de bagnole avec le timon de la remorque Juanita : « je l’avais pourtant bien attachée » mais j’ai quand même passé de très bon moment et je prends ça avec le sourire. On rentre sur Bayonne tranquille et je ferais ma récupération dès 7h15 le lendemain avec trois heures de marche à pied en montagne à l’heures ou j’écris ces quelques lignes, j’ai encore mal aux cuisses, la récup n’a pas fonctionnée
Malgré la galères j’ai passé un pur moment, merci Laloch pour ta patience et ta gentillesse, merci Juanita pour tes bonnes idées , l’organisation et le prêt de ta moto, et merci a tout les autres d’avoir supporté une chicane mobile toute la journée sans jamais broncher.




